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Film - SMAG

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3 Jours de Chartreuse

RDV du 17 au 19 mai 2012.

Flyer 2012

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Retour 2011 :

Dossier de Presse

Enquête de Satisfaction

Classement

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Inscriptions 2012 

28 août 2007 2 28 /08 /août /2007 14:50

Le Défi de l'Oisans :

Description sommaire : le tour du massif des Ecrins par le GR 54 avec 14 cols et 9 vallées.
200 km en 6 jours avec un dénivelé global de 12 000 m.

Je propose un petit récit de mon défi  2007 (ma 6ème participation en l'occurence ; quand on aime .............)

 

Dimanche 29 juillet:

 
Le matin, nous commençons par la photo puis nous partons vers 9h00, groupés pour une jonction non chronométrée, en marchant, histoire de se mettre en jambes en douceur et de faire connaissance. Cette année, nous sommes 43 participants dont environ un tiers de féminines.
Il y a une petite quinzaine de km, avec une descente de 700 de dénivelé suivie immédiatement d'une montée assez raide de 700 de déniv. Nous arrivons aux alentours de 11 h00 et nous avons une heure pour nous alimenter un peu et pour  nous préparer pour le véritable début de l'épreuve.
 
Le départ de la deuxième étape est donné à midi.
Cela démarre par la montée du col de Cluy. Il y a à peu près 2 km de montée assez régulière et assez peu pentue. Je pars raisonnablement et je me trouve alors vers la moitié du paquet.
Au passage du col, je me dis qu'il faut que je fasse la descente en douceur pour ne pas laisser trop de forces et c'est ce que je m'applique à faire.
Ensuite, j'attaque la montée du Col de Sarennes. Cela démarre par une longue piste en faux plat puis j'atteins la route. Je coupe les premiers lacets en marchant puis je finis la montée en courant. Je suis content de mon allure et surtout de mes sensations. Je suis bien  mais je ne veux pas m'emballer car je pense au reste de l'étape. J'entame la descente sur la route, seul, avec un coureur en point de mire. Je m'engage sur le sentier, très technique et je fais une assez belle descente. Je rattrape et passe un premier coureur puis Elie puis, plus bas , Marco.
Je prends pied sur la route, seul. Il y a environ 3 km à faire ; rythme moyen car derrière il y a  la montée très raide sur Besse. Voilà, je m'engage sur le sentier en question et je décide de la jouer cool. J'aperçois Marco pas très loin derrière moi et je me dis qu'il va surement recoller. Un peu plus haut, devant moi, je vois Arnaud et Sonia. Je fais alors le forcing car j'aimerais bien faire la montée sur le plateau d'Emparis avec eux. C'est fait : je les rejoinds dans Besse et  nous échangeons quelques mots. On repart tous les trois du ravito et on attaque la difficile montée sur le plateau ( 800 m de déniv environ ).En fait, Marco ne revient pas sur nous.Je m'accroche derrière Arnaud et Sonia car le rythme est élevé. Impossible pour moi de passer pour relayer un peu Arnaud et je le dis à mes deux compagnons. Arnaud regarde sa montre et me dit qu'on monte à 1000 m de déniv / heure. Je suis super content de pouvoir faire la montée avec eux. De plus, la météo est assez favorable : beau soleil mais un peu voilé avec un peu de vent. Cette montée parfois terrible sous un soleil de plomb se déroule vraiment au mieux. Nous prenons pied sur le plateau, nous nous arrêtons au ravito quelques instants puis nous repartons ensemble. A la faveur d'un petit faux plat descendant, je passe devant, histoire de relayer un peu Arnaud. Il y a des petites remontées et des faux plats qui font assez mal. Bientôt Sonia décroche un peu. Je me retourne et je ralentis pour qu'on l'attende mais elle nous dit d'y aller et elle ajoute qu'elle ne peut plus suivre. Un peu plus loin, dans une petite montée Arnaud est un peu en difficulté et un petit écart se crée entre nous deux. J'attaque un secteur descendant et j’accélère franchement. Je pense que c'est à ce moment qu'Arnaud est décroché. Je fais une belle descente et je suis content de pouvoir prendre en courant le petit morceau de route bien raide qui mène à l'arrivée.

Résultat : 8ème en 3h23min.  Je suis super content car j'appréhende toujours cette première étape.
 
J'améliore ma perf de l'an dernier de 12 min.
Arnaud arrive environ 3 min plus tard puis Sonia encore 3 min après lui. Derrière nous, le trou est fait : Michel se présente 23 min après Sonia. David, 7ème, est arrivé 4 min avant moi et Loïc, 6ème, est à 10 min env. Par ailleurs, j'ai déjà un écart  important sur les cinq premiers. No-0152.JPG 
( Arnaud, puis moi puis Sonia sur le plateau d'Emparis vers le col du Souchet )
 
 
Lundi 29 juillet : 
Le matin : étape contre la montre de 5 km. Je la prends cool car je préfère garder des forces pour l'étape de l'après midi. Nous partons toutes les 30 secondes ,dans l'ordre inverse du classement, et je ne tarde pas à me faire remonter et passer par les 7 premiers. Je m'en doutais et je ne m'en soucie pas. Je termine 11ème en 25 min 08 . Bon, c'est pas trop mal.

On a 1h30 pour se reposer et déjeuner au restaurant du Bec de l'Homme ( super agréable)

Voilà, c'est reparti pour l'étape de l'après midi. Je décide de partir dans les premiers car le sentier qui longe la Romanche est très étroit, assez technique et il est difficile de doubler. Je pars donc vite et je me retrouve derrière les 7 premiers du classement. Leur rythme est trop élevé pour moi et je me laisse très vite décroché ( j'ai du faire au plus 300 m avec eux ). Je poursuis à mon rythme et je trouve ça agréable de ne pas avoir quelqu'un devant moi car le sentier regorge de pierres, racines et je me dis que c'est beaucoup plus facile quand on ne les aperçoit pas au dernier moment. Je n'entends pas de bruit derrrière moi mais je ne veux pas risquer une gamelle en  me retournant. J'arrive à la route qui mène au camping puis à la piste du pied du col d'Arsine. Je me tetourne alors et je vois 2 à 3 coureurs derrière moi mais déjà avec un petit écart.

J'attaque bientôt le début de la montée qui est très raide et j'aperçois maintenant très proche Arnaud, Sonia, et Marco ( je crois ).

Je décide de faire ce début d'ascension un peu en dedans car c'est vraiment raide mais assez court. Je ne veux pas me mettre dans le rouge et je me dis qu'il vaut beaucoup mieux pouvoir bien relancer sur la 2 ème partie de la montée,  moins raide mais beaucoup plus longue. Je vois qu'Arnaud revient vite sur moi mais je ne m'en soucie pas. Je continue au même rythme. Il est maintenant presque à ma hauteur. Je me dirige vers le refuge où m'attends le ravito. Arnaud ne me rejoint pas et j'en suis un peu étonné ; sans doute a t'il coincé un peu après un fort début d'ascension. Je me fais pointer, je bois 2 verres, je remplis mon bidon et je repars aussitôt. Je passe bientôt le Col où Arnaud est attendu par des fans; je leur dis qu'il est juste derrière moi. En effet, quelques dizaines de secondes plus tard, j'entends des acclamations qui lui sont adressées. Je fais la descente à bloc. Elle est très belle, très longue, très technique; j'adore ! Je pense que cela me prends une bonne vingtaine de minutes et j'arrive au pont du Casset où Joseph s'occuppe du ravito. Je repars très vite vers la gauche pour les 3 derniers km.  Je ne les connais pas mais on nous les a annoncés en montée : 150 m de déniv sur les 3 kms.
Je regarde la montre et je table donc sur un effort d'env 15 à 20 min.

Je suis tout seul. Cette dernière partie est particulèrement éprouvante juste après la longue descente. Il y a sans cesse des faux plats montants et surtout quelques petites côtes courtes mais bien raides qui font vraiment mal. Dans l'une d'elles, je m'accroche particulièrement pour ne pas marcher. Je me dis , amusé , que pour faire une place dans les 10 , il faut surement la prendre en courant.Voila, ç'est passé. J'aperçois des maisons mais je regarde la montre et je vois que ça ne correspond pas ; j'en suis à peine à 10 ou 12 min de course du ravito. Cela doit être le prochain village. C'est bien ça, le parcours traverse ce premier hameau puis on le quitte et ça continue. Bientôt, je prends la route et je vois un village. Je sais que , cette fois, c'est bon. Au sol , l'arrivée est annoncée à 400 m. C'est encourageant mais la pente est forte et ces 400 m sont vraiment difficiles. Bon , j'en termine enfin .

J'arrive 8 ème en 2h14.

Derrière moi, Arnaud arrive 9 ème à 6 min. David , lui , est arrivé 8 min devant moi.
Au général, David est à 15 min environ devant moi ( les autres sont inaccessibles ); derrière moi, Arnaud est à environ 10 min ( ensuite Sonia est à 20 min)

Mardi 30 juillet

Jonction non chronométrée en groupe et en marchant. Col de l'Eychauda :  longue montée puis longue descente pour rallier La Vallouise. Cela me semble bien long et assez ennuyeux. Sans doute, la fatigue des deux premiers jours se manifeste aujourd'hui.

A l'arrivée, Brigitte et Michel  me disent que j'ai vraiment l'air épuisé et que cela se voit nettement sur mon visage. Je leur réponds que ça ira beaucoup mieux demain pour la grande étape . Demain, les départs se font en 3 ou 4 groupes et sont décalés. Les derniers du classement partent à 4h30 ! , les premiers partent à 7h00.

Bonne nouvelle: je suis dans le groupe de 7 h00 et je vais pouvoir dormir.
 
Petits soucis :
1)  j'ai fini d'exploser mes addidas modèle trail sur les deux premiers jours et je n'ai plus qu'un modèle route et un modèle assez lourd de raid (Merrel en l'occurence ).

2) je me trouve avec les 7 premiers du classement et je sais qu'ils vont me décrocher tout de suite après le départ et que je vais faire l'étape tout seul. En effet, mes suivants au classement partent à 6 h et je sais que je n'en reverrai surement aucun.
Je vais devoir faire l'étape sous la forme d'un contre la montre. Pour positiver, je me dis que je vais pouvoir répartir mon effort exactement de la façon que je l'entends sans me laisser influencer par le rythme des autres. Je me dis aussi que j'ai toujours bien réussi dans cette étape ( lors de mes 5 précédentes participations ).
 
Défi personnel : je me fixe 6h15 comme objectif car je me sens bien mieux que l'an dernier où j'avais fait 6 h 32. 
 
Pour ce qui est des chaussures, je décide d'opter pour le modèle route en dépit du dénivelé impressionnant. Mon raisonnement est le sui vant : 16 km de route en tout sur 50 + toutes les montées ou les chaussures de route légères vont bien aller et seulement le problème de tenue et d'accroche dans les descentes. 
Mercredi 31 :
 
Je me suis levé à 6h moins 10 pour aller encourager les copains et copines qui partent à 6h00.

Comme j'arrive, ils tentent de me faire croire que j'ai été changé de groupe et que je pars avec eux dans 5 minutes. Je vois que l'ambiance est plutôt détendue.On échange quelques plaisanteries puis j'assiste à leur départ. Dans l'organisation, Annick me dit que c'est le premier groupe qui part en courant et elle ajoute que l'angoisse était forte dans le groupe de 4 h30.

Les copains de mon groupe arrivent et nous déjeunons. Pour rigoler je proteste de l'heure à laquelle on nous a fait lever : 6 h . On me rétorque, bien entendu,  que d'autres se sont levés à 3 h30 et que certains d'entre eux vont arriver cet après midi vers 16 ou même 18heures. Cela nous laisse pensifs bien que nous le prenions à la rigolade. Certains parmi nous expriment même leur admiration pour leur ténacité et leur courage. Pour ma part, je crois sincèrement que c'est mérité et qu'on ne le dit pas assez souvent.

Voilà, le départ est donné. On franchit le pont, on passe l'église et on s'engage sur la petite route qui mène à Entre les Aigues. Premier petit raidillon ; ils le prennent bien vite me semble t'il ! Je décide de ne pas forcer et je me laisse décrocher un peu . Petite portion de plat : le rythme est trop fort pour moi et je laisse filer les 7. 
Comme je m'y attendais, je n'ai fait qu'environ 300 m avec eux.
Maintenant la course commence : c'est donc un contre la montre de 50 km avec 3000 m  de dénivelé , avec 8 km sur  route en montée par paliers puis 2 grands cols qui s'enchainent ( 1500m de déniv pour le 1er et 1000 pour le second ) puis 2 autres cols plus modestes ( 200 m de déniv puis 400 ) puis une longue descente suivie d'un long cheminement dans la vallée pour atteindre la route et pour finir 8 km de descente sur la route pour rallier La Chapelle en Valgaudemar.

Donc j'y vais cool sur cette première partie. Cela me fait bizarre de penser qu'il n'y a personne derrière moi ; pas même de serre-file car ils se sont répartis sur les autres groupes. J'arrive au ravito d'Entre les Aigues au bout de 50 minutes : je me dis que c'est pas mal. Petite halte ( 2 
à 3 min ) surtout pour faire le plein des bidons et je repars tranquillement. 
La montée du Col de l'Aup Martin est très longue. Je fais l'effort sur la première partie qui n'est pas très pentue mais qui nécessite de multiples relances et je prends la dernière partie, plus raide, un peu plus relaché pour me ravitailler et pour souffler un peu afin d'être bien frais pour attaquer la descente. J'aperçois une silhouette au passage du col et cela me fait plaisir ( car cela fait déjà 2 h 30 env que je cours tout seul ). Je passe les derniers lacets, bien raides,  et j'échange quelques mots avec Cyril ( serre-file ) qui attendait mon passage. Je ne marque aucun temps d'arrêt et je file sur le superbe et vertigineux sentier à flanc qui mène au Pas de la Cavale.
Quelques minutes plus tard, j'amorce la descente proprement dite. Le début est très pentu mais assez facile et très rapide dans un sol recouvert de schistes, ce qui donne la sensation de courir un peu dans un sol mou ( comme dans un terrain sablonneux ou bien dans la neige ) . Ensuite, c'est beaucoup plus classique comme terrain mais toujours très agréable( terre et grosses pierres et roches ). J' apercevois des coureurs et je me sens tout de suite beaucoup moins seul. Je fais une belle descente et je passe l'essentiel du groupe parti à 4 h30. Je ne manque pas de dire un petit mot d'encouragement à chacun. 

No-0705.JPG

  (le col de L'Aup Martin )
 
J'arrive au ravito du refuge de Pré Chaumette ( 3 h env de course ), je vérifie bien qu'on pointe mon passage, je bois deux ou trois verres , je fais le plein d'eau , je saisis quelques morceaux de pain d'épice et je repars aussitôt en direction du Col de la Valette. Le début en faux plat montant encourage à la marche( surtout après la longue descente ) mais je me force à courir doucement. Je fais une belle ascension ( 1 heure exactement  du refuge jusqu'au Col ) et je bascule dans la foulée de l'autre côté. Après une toute petite descente, je remonte en direction du Col de Gouiran . J'ai un groupe assez fourni en vue que je rattrappe juste au sommet du Col et que je laisse pour basculer immédiatement dans la descente. Courte descente puis je me dirige vers le dernier col de la journée par une longue traversée à flanc, dans un sol schisteux, avec de nombreux passages en dévers. Voilà, j'attaque la montée sur le Col de Vallompierre. Je veux la prendre assez cool pour me réserver pour la descente et la fin de l'étape. Surprise : j'aperçois David ( 7 ème ) à seulement quelques dizaines de mètres devant. Il vient de se retourner et il me voit. Je vois qu'il n'est pas bien mais je ne veux pas me mettre dans le rouge pour le ratrapper. Je maintiens l' écart jusqu'au passage du col puis je me lance à fond, droit dans la pente, et je reviens à sa hauteur. Nous échangeons quelques mots puis, comme je le pensais, je réussi à le décrocher. La première partie de la descente est bien raide et je me régale  car on a l'impression de glisser sur un sol fuyant de pierres. Ensuite, je parcours  le replat qui mène au refuge de Vallompierre, le long du joli lac du même nom  puis j'arrive au ravito du refuge. Même principe : je pointe mon dossard et mon horaire de passage, je bois, je remplis un bidon, je saisis quelques petites choses et je repars.  Petite montée puis je bascule dans la deuxième partie de la descente de Vallompierre. J'adore cette partie : un sentier bien dessiné, en grands lacets, avec une pente pas trop accentuée;  l'idéal pour courir à fond. La descente  est très longue et je m'applique à rester bien concentré. Ensuite, j'effectue le cheminement,plus ou moins plat mais bien technique, qui me mène au refuge du Clot. Arrivé au refuge, c'est la surprise : personne et je ne trouve pas de feuille de pointage. Je rentre alors à l'intérieur et je demande poliment au garde ce qu'il en est. «  Il n'y en a pas » me confirme t'il de façon particulièrement mal aimable.Tant pis.

 

Ravito en coup de vent : je bois , je remplis un bidon et je repars. 
Une petite remontée puis je prends enfin pied sur la route. Je suis à  5 h 45 de course environ. Je me sens plutôt bien. Je table sur 30 min pour terminer ce qui va faire environ 6 h 15 comme je l'avais espéré.
 
Je démarre la descentre très concentré. Je pense à tous les bons conseils du coach sur le relachement , les postures de bassin, d'épaules, de tête , etc . Je me dis  que toutes les séances d'éducatifs et de fractionnés avec le club sont ,de façon éclatante , extrêmement payante. Merci donc à Laurent Robert, mon entraineur au Portet Triathlon que je salue au passage.
 
Tout se passe pour le mieux mais je me retourne quand même pour voir si David revient. Non , je ne le vois pas , même au loin dans cette longue ligne droite. 
Je passe  les quelques petites bosses situées à 2 bornes de l'arrivée puis je soigne ma relance  sur la dernière partie plate. 
Résultat : 7 ème en 6 h 14 min 54 s. Je suis hyper content de moi et l'étape a été grandiose.
 
David arrive 3min 30 s environ après moi. Dans le groupe 2 , Arnaud a été le plus rapide comme je le pensais ; mais il fait 12 min de plus que moi.
 
Au général , David est à 10 min environ devant moi et Arnaud est à 20 min environ derrière moi.
 
Jeudi:
Au programme : 5 km de route en descente légère , puis un grand col suivie d'une descente très difficile, puis, de suite, un second grand col suivi d'une descente facile techniquement mais éprouvante (car très rapide ). Le dénivelé est d'environ 2500 . C'est un peu moins qu'hier mais l'étape est plus courte donc c'est plus raide ! 
 
Départ en trois groupes décalés dans le temps.Comme hier , je pars dans le groupe 1 mais aujourd'hui, Arnaud part en même temps que moi.Je suis content car je pense faire la course, plus ou moins,avec lui. Cela commence par 5 km sur route pour rallier Villard Loubière. 
 
Benoit   (1 au classement mais très menacé par Esmond et Donald ) s'est échauffé et il nous fait un départ explosif. Derrière lui, il y a tout de suite un écart . Quand à moi et Arnaud, nous sommes déjà décrochés mais nous nous appliquons. En fait, c'est Arnaud qui donne le rythme. Je me rends compte que c'est vraiment un jeune coureur avec un gros potentiel. Un peu avant Villar, je décroche un peu et j'arrive seul et dernier au ravito. Je repars très vite car je veux garder Arnaud en point de mire. Je sais qu'il monte un peu vite pour moi et je n'essaie pas de revenir sur lui. Je suis assez content car l'écart se maintient. Un peu en dessous du refuge des Souffles, le sentier s 'autorise un replat et puis même une petite descente. Je vois Arnaud , arrêté, qui hésite car il s 'étonne que cela redescende. Je lui confirme que c'est bon et il repart. Quand à moi, j'en profite pour faire l'effort dans le petit bout de descente et je reviens à sa hauteur. Nous faisons ensemble une longue traversée vers la gauche puis nous attaquons la deuxième partie de l'ascension bien raide dans un univers totalement minéral. Nous perdons un moment le sentier car nous avons voulu couper dans les pierres. Nous le récupérons en nous acquittant d'une traversée difficile,en dévers, dans des pierriers peu stables. Nous passons le col ensemble et j'amorce la descente en tête. J'ai oublié que je suis  en running et je chutte quelques dizaines de mètres seulement après le col. Je me relève aussitôt sans vraiment de problème. Ma main droite est un peu esquintée ( coupures impressionnantes mais peu profondes ) , mon genou droit et ma fesse droite sont éraflés. Arnaud me demande si ça va ; je réponds que je n'ai rien et nous repartons aussitôt. Cependant, je lui dis que je préfère le laisser passer devant ,ce qu'il fait volontiers. Ensuite, j'ai assisté à une descente tout à fait extraordinaire de la part d'Arnaud : très technique, très rapide avec des relances très sèches en bout de lacets; bref un modèle du genre. Je n'ai pu que suivre ,avec par moment quelques difficultés ,son rythme effreiné. Nous arrivons  au ravito du Désert en Valjouffrey puis nous en repartons ensemble tranquillement. La montée démarre moins de 200m après la fin de la descente et elle est assez raide. Le changement de rythme est difficile. Arnaud donne l'allure. Comme celle ci me semble un peu faiblir, je dis à Arnaud que je vais passer pour le relayer un peu. Je fais alors une partie de la montée en tête. Derrière, Arnaud a compris qu'il faiblissait et il s'applique à se ravitailler. Plus loin dans la montée,il repasse devant et accélère assez franchement et je laisse un peu filer ( quelques dizaines de mètres) . Je garde mon rythme et je reviens sur lui juste avant le passage du col. Nous faisons la descente ensemble à bloc. C'est une très belle descente, très facile au niveau technique sur une majeure partie, où l'on peut courir très vite. Nous nous régalons ! Il mène l'allure et je le suis en laissant une petite distance de sécurité. En bas de la descente, 3 km de faux plat descendant sur un sentier plein de pierres et nous arrivons ensemble à Valsenestre au bout de 4 h33 min. 
 
Nous sommes 8ème de l'étape. 
 
Devant nous , David a fait 7 min de moins et après nous il y a Michel à 8 min et Sonia à 14 min. 
 
Pour ce qui me concerne au général , David est 17 min devant et Arnaud est toujours à 20 min derrière. Sauf grosse défaillance demain, ma place de 8 ème semble bien assurée. 

 

   no-1062.jpg

( Arnaud et moi ( juste derrière) au passage du col de Côte Belle ) 

Vendredi :

1800 m de denivelé pour 18 km. Etape très raide et soutenue.
 

Je redoute cette dernière étape où , l'an dernier, j'ai  été en difficulté dès le début. Elle intervient après deux étapes très éprouvantes.Je prévois donc de partir assez raisonnablement et de contrôler car j'ai une bonne marge par rapport à Arnaud et je ne pense pas pouvoir inquiéter David. 

Les départs se font en groupes et sont décalés. 

Aujourd'hui, je pars avec mes Merrel un peu lourdes mais très efficaces dans les descentes techniques. J'ai choisi de faire la montée du col de la Muzelle un peu en dedans et, par contre,de mettre le paquet sur la très longue et très difficile descente, d'où le choix des chaussures. 

 

Le départ se présente donc sous la forme de 3 km de montée régulière en faux plat sur un chemin pierreux. Je ne tente pas de suivre Arnaud et Sonia qui démarrent assez vite ( surtout Arnaud ) et je reste au niveau des derniers éléments du groupe. La longue montée vers le col de la Muzelle démarre. Je fais une première partie d'ascension bien sage et bien régulière. Après un long cheminement sur le flanc gauche de la montagne, le sentier nous amène au pied du REMPART. C'est vraiment le ( ou l'un des ) grand (s) moments du Défi. Pour ceux qui ne connaissent pas, je peux vous garantir que ce passage porte vraiment bien son nom. Cela fait la 6 ème fois que je l'emprunte mais, à cet instant encore, je le trouve hyper impressionnant. Devant moi, je vois beaucoup de concurents et de concurentes comme engluées, tellement leur vitesse de progression est lente; la mienne aussi d'ailleurs. Derrière moi, un petit groupe dans lequel je reconnais Marco se rapproche. 

 No-1119.JPG

 
( le REMPART du col de la Muzelle )
 

  Je m'applique à bien assurer mes appuis, tant le sol est pentu et glissant, et je m'aide des deux mains,en saisissant ces espèces de mille-feuilles pierreux disposés perpendiculairement au sol et qui recouvrent pratiquement tout. Il y a du vent, j'ai froid et je m'arrête quelques instants pour mettre la veste coupe vent. Je relève la tête de temps en temps,pour voir ma progression,et je vois  des coureurs et des randonneurs un peu partout, que ce soit vers le haut ou vers le bas. Il faut dire qu'ici,  il n'y a plus vraiment de sentier ; on chemine au mieux comme on le sent et surtout comme on peut !

 

 

Voilà je suis au sommet et je bascule aussitôt dans la descente. Sonia est juste derrière moi. J'attaque très fort,droit dans la pente,et je ne tarde pas à me retrouver seul. Puis j'aperçois , un peu étonné, David que je passe . Quelques minutes plus tard , dans le petit replat qui mène au refuge, c'est la surprise : il me rattrappe et me décroche. Ravito express au refuge de la Muzelle: pointage, eau, je range la veste dans le sac à dos et  ça repart. Sonia arrive mais je lui dis que je ne l'attends pas car David est tout juste devant moi. Toute petite bosse puis début de la descente. David est vraiment proche. Je le rejoinds puis je le passe sans problème. Nous échangeons quelques mots de félicitationset d'encouragements mutuels. Je fais une descente vraiment à fond ce qui me vaut de rattrapper bon nombre de coureurs des groupes partis plus tôt. J'entre dans Bourg d'Arud et c'est le ravito. La aussi , ravito express. Il ne reste plus qu' à remonter à la station des deux Alpes environ 700 m de dénivelé. En gros le dernier petit cul de cul comme dit Benoit. Cela démarre avec de forts pourcentages dans le joli village de Vénosc et à sa sortie mais bientôt la pente devient plus régulière. Michel  me double et je ne peux pas accrocher. Tant pis ; j'essaie de rester concentré et de faire mon maximum et je fais une montée bien rythmée. Comme les derniers lacets se profilent, j'entends du bruit derrière moi. Alors, je me retourne et je vois David. Bien vite, il revient  à mon niveau . Il arrive en haut quelques mètres avant moi, se retourne et se met à m'attendre. Je lui dis que c'est vraiment très sympa mais je lui dis aussi d'y aller car il est beaucoup plus vite que moi sur le plat. D'ailleurs cela démarre par une légère bosse sur la route et je suis incapable de le suivre. Je parcours les quelques hectomètres restants  et je franchis la ligne située sur la place de Vénosc très content en 3 h 13min , à 15 sesondes derrière David.

 

Je suis 11 ème de l'étape. Arnaud est arrivé seulement (si on peut dire ! ) 8 min avant moi (avec mes félicitations ) et je confirme ma place de 8 ème au général . Par ailleurs, je fais 3 ème V1 ce qui me fait bien plaisir.

 

Je reste un long moment assis sur un rebord d'escalier , songeur , juste à côté de la ligne d'arrivée, à me ravitailler et à voir les autres en finir. C'est un moment d'échanges assez intense qui met un point d'orgue à cette superbe semaine de  dépaysement et de
Sport , de Montagne, d'Aventure et de Gravitation.

   
 Thierry Puissochet 
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4 août 2007 6 04 /08 /août /2007 07:06
Les Résultats & Résumés Défi 2007

Le road book 2007   

Dimanche 29 juillet : étape 1 (liaison) et étape 2

Lundi 30 juillet matin : étape 3 = le contre la montre

Lundi 30 juillet après midi : étape 4

Mardi 31 juillet : étape 5 (liaison)

Mercredi 1 août : étape 6

Jeudi 2 août : étape 7

Vendredi 3 août Classement général : étape 8
 
Benoît Laval remporte son 9ème Défi de L'Oisans, avec un nouveau record en 16h45, devant Es Tresider et Don Naylor. Chez les femmes Sonia Furtado s'impose devant Ellen Homewood et Martine Templier
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3 juillet 2007 2 03 /07 /juillet /2007 21:01
Lundi 30 juillet 2007

Cette étape est un contre la montre. Elle comporte 5 kms et 340 m de dénivelé positive / 180 m de dénivelé négative. Le détail ici

Le résumé : Belle étape de contre la montre


Météo : soleil dominant


Résultats
 
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2 juillet 2007 1 02 /07 /juillet /2007 21:19
Vendredi 3 août 2007

Cette étape comporte 18 kms et 2150 m de dénivelé positive / 1800 m de dénivelé négative. Le parcours en détail ici

Le résumé : Départ en trombe de Don Naylor qui remporte l'étape devant Es et Benoit. Nous avons franchi tout d'abord le col de la Muzelle (très raide sur la fin) puis une belle descente jusqu'a Venosc avant de remonter aux 2 Alpes.


Météo : Brume, brouillard puis soleil.


Résultats complets
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2 juillet 2007 1 02 /07 /juillet /2007 21:17
Jeudi 2 août 2007

Cette étape comporte 31 kms et 2780 m de dénivelé positive / 2580 m de dénivelé négative. Le parcours en détail ici

Le résumé :


Météo :


Résultats
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2 juillet 2007 1 02 /07 /juillet /2007 21:14
Mercredi 1 août 2007

Cette étape comporte 55 kms et 3100 m de dénivelé positive / 3170 m de dénivelé négative. Le parcours en détail ici

Le résumé :


Météo :


Résultats
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2 juillet 2007 1 02 /07 /juillet /2007 21:11

Mardi 31 juillet 2007

Cette étape de liaison comporte 20 kms et 1270 m de dénivelé positive / 1560 m de dénivelé négative. Le parcours en détail ici 

Le Résumé :
sous un beau soleil les concurrents ont cheminé jusqu'à Vallouise en groupe, via le col de l'Eychauda où un gardien du parc les attendait pour présenter la région, et où ils ont pique niqué.
Un peu de jardinage à la montée dans des marécages et la boue (marci Ben... :-) )

A Vallouise la Tourmente a requinqué tout le monde, surtout le staff.
L'ambiance est bonne, le pot offert par la mairie de Vallouise a été apprécié.

Michel PRIGENT a du abandonner suite à une entorse pas grave mais suffisamment handicapante pour qu'il ne puisse pas terminer. Il fera partie de l'organisation jusqu'aux 2Alpes.
Météo :
annoncée bonne, pas de vent, ciel dégagé en ce moment (6h15)

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2 juillet 2007 1 02 /07 /juillet /2007 21:08

Lundi 30 juillet 2007 après midi : 

Cette étape comporte 22 kms et 880 m de dénivelé positive / 1090 m de dénivelé négative.
Le parcours en détail ici

Le Résumé : Très belle étape de remise en jambes

Météo : temps ensoleillé

Résultats
 

Classement général après les 4 premières étapes.


Les infos du jour : Guillaume Rousset est en forme ascendante et compte bien mettre la patée à son beauf (Benoît L.) lors de la grande étape ... (cf ITW de G. Rousset ).

Loïc Blondeau a battu récemment Benoît L. lors des championnats du monde (et de Saint Genest Mallifaux) de montée d'escaliers. Désormais il s'affirme comme l'un des favoris l'UTMB... à suivre ... Cependant Loïc a du mal à suivre le rythme au Défi mais tout le monde sait que l'UTMB n'est qu'une très bonne prépa pour le Défi de L'Oisans 2008 ...

RANG Dossard     cat Etape 2 Etape 3 clm Etape 4   Général
1 50 LAVAL Benoît SEH 2:41:50 0:20:55 1:54:28   4:57:13
2 27 NAYLOR Donald SEH 2:50:23 0:20:14 1:56:04   5:06:41
3 11 TRESIDDER Esmond SEH 2:49:47 0:22:59 2:01:15   5:14:01
4 26 ROUSSET Guillaume SEH 2:55:10 0:22:14 2:02:51   5:20:15
5 1 UPSON Chris V1M 3:08:43 0:21:55 2:04:15   5:34:53
6 42 BLONDEAU Loïc SEH 3:13:59 0:21:32 2:01:20   5:36:51
7 2 RIACH David V1M 3:19:40 0:22:14 2:06:12   5:48:06
8 40 PUISSOCHET Thierry V1M 3:23:37 0:25:08 2:14:07   6:02:52
9 6 MANTOUX Arnaud SEH 3:26:16 0:24:29 2:20:10   6:10:55
10 32 FURTADO Sonia SEF 3:29:13 0:26:00 2:28:06   6:23:19
11 8 BRISSARD Cyril V1M 3:36:18 0:24:30 2:31:31   6:32:19
12 9 SCOTTO Di POMPÉO Marc SEH 3:45:52 0:25:10 2:26:20   6:37:22
13 7 SORINE Michel V1M 3:52:53 0:24:38 2:25:40   6:43:11
14 28 HOMEWOOD Ellen SEF 3:47:08 0:27:14 2:30:30   6:44:52
15 24 CARETTE Alain V1M 3:49:12 0:26:11 2:29:53   6:45:16
16 20 BURNIAT Étienne V1M 3:49:12 0:27:02 2:31:31   6:47:45
17 39 GRÉGOIRE Dominique V1M 4:21:10 0:28:13 2:45:23   7:34:46
18 21 LECLERCQ Ignace V3H 4:14:51 0:31:14 2:51:41   7:37:46
19 23 GAUTHIER Monique V2F 4:14:50 0:30:29 2:53:42   7:39:01
20 38 LOCCI Philippe SEH 4:28:51 0:27:20 2:44:15   7:40:26
21 19 LOUIS Jean-Paul V2M 4:29:07 0:30:39 2:45:20   7:45:06
22 5 PORÉE Jean-Luc V2M 4:21:09 0:31:05 2:55:05   7:47:19
23 22 TEMPLIER Martine SEF 4:21:36 0:29:40 3:01:17   7:52:33
24 30 BÉGONIN Brigitte V1F 4:36:08 0:30:00 2:53:42   7:59:50
25 31 BÉGONIN Michel V2M 4:36:08 0:30:24 2:53:42   8:00:14
26 13 PARISET Frédérique V1F 4:32:45 0:32:14 3:01:35   8:06:34
27 14 DUPUIS Coralie SEF 4:31:53 0:35:37 3:14:37   8:22:07
28 10 BODERE Philippe V1M 4:30:18 0:33:50 3:25:53   8:30:01
29 33 PRIGENT Michel V1M 4:20:28 0:27:53 3:48:00   8:36:21
30 17 PLASSARD Éric V1M 4:55:03 0:35:35 3:19:09   8:49:47
31 12 LAMARQUE Patrick V2M 5:14:00 0:32:02 3:12:16   8:58:18
32 36 PERREVE Didier SEH 5:27:55 0:31:47 3:09:24   9:09:06
33 18 FONTAINE Élie V1M 5:18:22 0:34:45 3:27:30   9:20:37
34 25 BLEUZEN André V3H 5:16:10 0:34:17 3:51:05   9:41:32
35 37 FLICHY Florence V1F 5:36:05 0:36:58 3:33:55   9:46:58
36 3 GARNIER Laura ESF 5:45:10 0:37:14 3:27:55   9:50:19
37 15 DESILLES Marie Rose V1F 5:31:30 0:34:50 3:51:05   9:57:25
38 35 LAURET Juliette V1F 5:57:00 0:35:44 3:33:25   10:06:09
39 34 NICOLAS Sophie SEF 5:57:00 0:35:14 3:38:00   10:10:14
40 4 HOYLE Marc V1M 5:57:57 0:34:54 3:51:30   10:24:21
41 16 CORDARY Catherine V1F 5:57:00 0:36:06 4:04:50   10:37:56
42 43
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2 juillet 2007 1 02 /07 /juillet /2007 20:44

Dimanche 29 juillet 2007

Cette étape comporte 28 kms et 1900 m de dénivelé positive / 1730 m de dénivelé négative. Le parcours en détail ici

Le résumé :

Après une petite marche tranquille depuis les 2 Alpes, nous sommes arrivés vers 11h00 à la Chapelle de Cluy. Le départ de la deuxième étape a été donné par le maire d’Auris à 11h45.

Après un départ rapide, Benoît Laval a remporté l’étape en 2h41 (nouveau record de l’étape) devant Es Tressider en 2h49 et Don Naylor en 2h49’30.

Chez les femmes, victoire de Sonia Furtado en 3h29 devant Ellen Homewood en 3h47 et Monique Gauthier en 4h14.

Aucun coureur blessé, tout le monde va bien !!

Etape-2-No-03.jpg
Le départ

Etape-2-No-02.jpgEs Tresider en plein effort

Etape-2-No-01.jpgArnaud Mantoux, Thierry Puissochet et Sonia Furtado



Météo :
Très beau avec un petit voile nuageux et une petite brise en altitude, ce qui était bien agréable.


Résultats

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